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1953

Julien OMYLINSKI de Havré part en colonies en Pologne.

Les jeunes adolescents polonais de Belgique  séjournent à KARPACZ en Basse Silésie devenue ,redevenue polonaise dès 1945.


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Ils occupent le grand refuge de montagne 'ORLINEK" qui est alors jusqu'en 1959, une école pour les Polonais, orphelins de la deuxième guerre mondiale .

ORLINEK accueillera plusieurs années, les colonies avec les Polonais de Belgique et il devient ensuite un hôtel à vocation touristiqueORLINEK KARPACZ

 

 

 

Hotel Orlinek, ul. Olimpijska, Karpacz - dolny-slask.org.pl

Schronisko powstało w 1913 roku wg projektu wrocławskiego architekta Herberta Erasa (spod jego ręki wyszły Śląski Dom i Odrodzenie, ale także robotnicze osiedle Hirtenberg w Zielonej Górze). Hotel górski wzniesiony ponad dotychczasową zabudową Karpacza miał przejąć część ruchu turystycznego, który koncentrował się wokół niedalekiego toru bobslejowego i oddanej w 1912 roku do użytku skoczni narciarskiej.

https://dolny-slask.org.pl

Voici les pages de l'album que chaque enfant préparait au cours de son séjour .Chaque participant est revenu en Belgique avec un album de ce genre.
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Les colonies en Pologne,pour jes jeunes Polonais qui habitent hors de Pologne ont été organisées jusqu'a la fin de la République Populaire de Pologne.

Elles font donc aussi partie de l'histoire des Polonais de Belgique à laquelle on s'intéresse de plus en plus.Elles ont concerné énormément d'enfants depuis la fin de la guerre jusqu'à la chute du régime communiste en Pologne.

Les enfants partaient en bâteau avec "le Batory ", en autocar, en avion.

C'étaient parfois des camps internationauxavec des Polonais d'Angleterre, d'Allemagne,..., parfois uniquement dans un centre de vacances, les enfants de Belgique très nombreux.

Les enfants qui fréquentaient l'école polonaise " du Consulat"  y participaient régulièrement mais la fréquentation de cette école polonaise du samedi n'était pas requise pour profiter des vacances en Pologne et beaucoup d'enfants de l'école libre polonaise y sont allés plusieurs fois.

Les enfants des ouvriers polonais de Belgique étaient considérés par la Pologne d'alors, entièrement comme des Polonais;  malgré les statuts d'Etat Civil élaborés dès l'immédiate après-guerre comme celui de réfugié ONU d'origine polonaise; comme celui d' apatride ,de Belge d'origine polonaise,...

A partir de 1945 c'est donc des centaines et des centaines d'enfants de Wallonie et du Limbourg qui ont séjourné en Pologne.

C'était extrêmement mal vu par la curie polonaise qui a banni les familles infidèles en les qualifiant arbitrairement de "communistes"  et donc avec parfois des conséquences sur le statut Etat Civil des parents qui opéraient le choix d'envoyer des enfants en Pologne; ils perdaient leur statut de "Réfugié ONU" un statut futile entre parenthèse complètement "bidon" dont le but essentiel était de fixer la main d'oeuvre indispensable pour les mines.

Avec aussi des conséquences sur les enfants eux-mêmes, devenus adultes sans opter pour la nationalité belge et dont les noms par exemple figuraient dans les longues listes des personnes à refuser à l'entrée en Grande Bretagne. Certains furent refoulés à leur arrivée en Angleterre.

Aujourd'hui dans la région du Centre,partout en Belgique charbonnière , on en rit  en racontant les réactions de la  curie polonaise ici , celles des extrémistes de leur garde rapprochée; de la durée de cette rancoeur entretenue jusqu'aujourd'hui.

Si il y a un regret à formuler c'est au sujet du choix des parents qui  cédaient à la pression et renonçaient à  envoyer leur enfants en colonies en Pologne et qui ont privé ainsi leurs enfants d'un séjour inoubliable d'autant que sur les 6 semaines du séjour en Pologne ,on pouvaient aussi en passer deux dans sa famille polonaise .

Beaucoup " confessent " ,aujourd'hui,  avoir été à ces vacances en Pologne , bien que fréquentant alors et maintenant, une paroisse polonaise et les associations catholiques polonaises, mais sans jamais en parler.

 

 

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La famille de Julien OMYLINSKI , elle aussi comme tous , est catholique. Julien a fait récemment sa communion comme tous les petits Polonais d'ici.

Mais l'offre exceptionnelle , financièrement abordable , la raison, l'opportunité d'une telle possibilité,le libre choix de ses  parents, font fi de toutes les obstructions et pressions pour ne pas inscrire les enfants .

Je remercie mes parents, informés par leur voisin polonais, de m'y avoir envoyé en 1961 à OLIWA GDANSK, en 1962  à DUSZNIKI ZDROJ avec  Heniek  d'en face .Ma soeur y est allée 4 années de suite , avec ,d'années en années de plus en plus de jeunes de la région du Centre dont les parents avaient appris à être  moins soumis.

Et c'est ainsi le cas de plusieurs personnalités vertueuses, bien connues de la Polonité actuelle.

Demandez autour de vous et vous serez étonnés de l'enthousiasme de leurs souvenirs .

 

 

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Ces colonies étaient exceptionnelles. On visitait beaucoup de villes, de lieux historiques.On séjournait parfois plusieurs jours ailleurs surtout dans les grandes villes comme Varsovie, Cracovie. Torun, Wroclaw...On jouait beaucoup . On avait beaucoup d'activités variées , certaines moins plaisantes mais on avait aussi une grande liberté 

On jouait des pièces de théâtre. On gambadait dans des paysages qui nous changeaient de nos corons poussiéreux.

On apprenait à chanter le répertoire folklorique , scout polonais On apprenait les danses polonaises. On pratiquait plusieurs disciplines sportives. C'est là que j'ai découvert le hand-ball, les tremplins à ski,le triple saut,...La cuisine était abondante. On se sentait libres, heureux,entiers .

Surtout, c'était mixte et il y avait chaque semaine des bals pour la jeunesse.Un vrai bonheur.

Jamais de conditionnement politique direct , auquel on n'aurait rien compris à 13-14 ans , Plus tard ,peut- être et encore comprendre quoi? JULIEN p4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

oui,...on regardait ce que l'on nous montrait . On regardait ceux que l'on rencontrait. On  avait de toute façon, rien que  des conversations simples de notre niveau de jeune adolescent  ; et , là-bas comme ici , la messe polonaise du dimanche matin dans le grand réfectoire , nous faisait ch... car à cet âge-là, on ne pensait qu'à s'amuser.